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L’équipe a sondé la population lavalienne sur diverses questions liées à la pauvreté. Voici les résultats!

«Peut-on supprimer la pauvreté?

La plupart des économistes ont pris l’habitude de se prononcer et de décider pour les personnes qui sont confrontées à la pauvreté. Le problème, c’est que la majorité du temps, cela se fait sans prendre le temps de les écouter. Tous essaient d’améliorer leurs conditions en apportant différentes solutions : changer les habitudes de consommation, revoir l’éducation, modifier leur mode de vie, etc. Cependant, en agissant ainsi, on ne s’attaque pas à la cause même du problème. Comme Esther Duclo l’a si bien dit, « il faut s’interroger sur la cause ultime de la pauvreté pour ainsi l’enrayer ».»

                     – Maude Chiasson est candidate à la maîtrise en science économique

« « Les estis de BS »

« Maudits bougons, y boivent d’la bière à longueur de journée pis même pas fichus de travailler! ». Au Québec, les personnes vivant de l’aide sociale ont le dos bien large. On les accuse souvent à tort, on pose des généralités qui, selon la majorité d’entre nous, serait fondées. Mais sur quoi nous basons nous? « Mon voisin s’tun BS pis y fout jamais rien de ses journées! » Le voisin a aussi le dos large. Le blâme est lâche. Il suffit de se baser sur une perception, une impression que nous envoie l’extérieur et teintée par nos valeurs, notre contexte de vie et bien souvent, une chance inouïe que l’on nous a donné mais que nous croyons acquise par mérite.

Mais par delà les fenêtres du voisin, il y a aussi une atmosphère de honte, de désespoir, d’abus, de toutes sortes. Il est beaucoup plus simple de critiquer les apparences que de se risquer à connaître la vérité. Parce que la vérité, chez une grande partie des gens assistés socialement, elle ne fait pas du bien à connaître. Elle nous dépose sur les épaules la lourdeur d’un horrible secret.

Lorsqu’elle était ministre de la Solidarité sociale, Michelle Courchesne a déclaré « qu’une minorité de gens sur l’aide sociale sans contrainte à l’emploi était capable de réintégrer le marché du travail sans accompagnement significatif. » Et pour patauger dans ce milieu 40 heures semaines, je peux dire que les personnes vivant sur l’aide sociale souffrent majoritairement de maux bien plus grands que ceux que l’on arrive à imaginer. Et lorsqu’on les renvoie dans la communauté, par leur marginalité, ils reçoivent de bien pires insultes que le manteau de blâme qu’on leur impose tous les jours.

Au Québec, si l’on ne cadre pas de façon « adéquate » entre les quatre murs de normes que l’on nous impose, on n’a pas sa place. Et lorsqu’on n’a pas sa place et que l’on va la chercher ailleurs, on devient un lâche. Comment se mobiliser à l’emploi lorsque l’on arrive pas à répondre aux besoins essentiels de sa famille et de ses enfants? Je crois qu’il faut apprendre à élargir son ouverture d’esprit pour ne pas alimenter le fléau à l’origine de nos reproches. Je crois que nous devons apprendre à se contenter de ce que l’on a reçu en héritage et ne pas entretenir cette pensée magique qui stipule que tous seraient en mesure d’en arriver là où on en est maintenant.

Parce que c’est faux. Et en osant traverser le mur de nos impressions pour regarder ce qui se passe réellement derrière la fenêtre du voisin, on avance vers une société plus juste. Comme le dirait Plume Latraverse, « Les pauvres, y ont tous la T.V. couleur ». Comment défaire le mythe du québécois qui croit que « les pauvres n’ont pas le droit au plaisir, au beau, au divertissement. C’est presque à cette condition, semble-t-il, que l’on accepte de leur fournir une aide pécuniaire », mentionne Marc De Koninck, le président du comité de développement social du bureau Centraide de Québec. La projection est si simple à faire. Ce n’est pas le voisin mais bien nous qui vivons dans la honte, le désespoir et l’abus.»

                     – Marie-Hélène Poirier est étudiante au baccalauréat en travail social

La pauvreté, peut-on la quantifier? La mesurer? Jusqu’à quelle mesure peu-t-on dire qu’une personne est plus pauvre qu’une autre, un pays à un autre et un continent a un autre.  Pourquoi l’espèce humaine cherche toujours à se comparer afin de se  distinguer de sa propre espèce.

Il n’y a pas de peuple plus pauvre que l’autre parce que chaque personne ou peuple a ses propres besoins à satisfaire selon le milieu ou il vit. La mission de la colonisation reflète parfaitement  cette cherche de différenciation de l’humain.

Est-ce que cette dernière n’est-elle  pas, un outil encore utilisé pour se donner des droits des uns sur les autres?

-Jean-Charles Nukuri – Technicien Vidéotron

 

 

Et vous? Que pensez-vous de la pauvreté?

La pauvreté est-elle seulement monétaire?

La pauvreté est-elle une fatalité?

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