L’occident contribue à l’évolution

«L’occident est responsable de la pauvreté»

Aujourd’hui, peut-on dire que l’apport occidental pour aider les pays en développement (PED) soit considérable dans les dimensions sociales, économiques et politiques et permette d’améliorer les conditions de vie humaines?

Pour établir une liste non exhaustive des bienfaits que peut avoir l’Occident sur les pays en développement, il faut répertorier les domaines dans lesquels les pays riches peuvent contribuer avantageusement.

S’il y a un domaine où les pays en développement peuvent profiter de leurs rapports avec l’Occident, c’est l’appropriation des technologies de l’information et de la communication dans un contexte de mondialisation. Avec ces outils, on voit réduire les distances entre les nations du globe, ce qui facilite la diffusion du savoir. Cet immense réseau mondial a permis aux régions de s’ouvrir les unes aux autres, permettant par le fait même un rapprochement interculturel.

L’accès à l’information peut contribuer à la lutte à la pauvreté en diffusant les valeurs libertaires occidentales. Ces valeurs, si elles sont adoptées et appliquées, représentent un gage de sécurité pour les investisseurs. En effet, les investissements directs étrangers peuvent contribuer au développement d’un pays dans certaines conditions

Continent Africain Flux IDE entre 2005-2010Milliards de dollars US courants
Afrique du Nord 102.5
Afrique centrale 83.5
Afrique de l’Ouest 62.8
Afrique australe 35.1
Afrique de l’Est 28.4

Les IDE permettent d’intégrer les progrès technologiques dans les PED. L’investissement dans les infrastructures routières, maritimes, communication, etc. décentralise le commerce entre régions. Cette opportunité, d’une part, permet aux commerçants d’exploiter de nouvelles zones routières jusqu’aux centres urbains, mais aussi accentue les échanges, augmente la production et améliore par la suite leurs techniques de réalisation des biens et services. Bien entendu, les gouvernements des PED injectent dans les infrastructures pour développer des moyens de commercialisation et rendre plus facile le commerce international, souvent avec l’aide de bailleurs de fonds internationaux.  Bref, la population bénéficie de ces investissements qui augmentent le taux d’emploi et amènent des investissements dans les services[i].

Plusieurs détracteurs de la mondialisation arguent que les IDE représentent une machine capitaliste qui ne profite qu’aux multinationales et aux pays occidentaux. Par contre, les multinationales sont aussi un intermédiaire d’intégration des technologies afin que le pays puisse accueillir convenablement celles-ci.[ii]  À certains égards les multinationales encouragent la saine concurrence dans la mesure où l’État établit des règles du jeu qui évitent les monopoles et les abus de pouvoir qui réprimeraient les petits marchands nationaux. De plus, cette concurrence motive l’esprit d’initiative des nationaux.  Pour attirer les IDE, un État doit être doté d’une main-d’œuvre qualifiée. Ainsi, la concurrence internationale incite le gouvernement à investir dans un système de scolarisation puisque de nouvelles compétences permettent au pays d’améliorer sa croissance économique. De plus, la création d’emplois dans le secteur formel  qui découle des IDE engendre une diminution du taux de chômage et augmente l’épargne, un élément important de croissance[iii].

On peut aussi mentionner les retombées économiques bénéfiques pour le pays et la population dans la zone immédiate où une filière s’installe, car parfois celle-ci injecte directement des fonds dans le développement local des communautés. On parle alors de la responsabilité sociale des entreprises. Parfois les populations sont délocalisées comme dans le cas de société minière Sémafo[iv] qui au Burkina Faso a délogé plusieurs villages. La société offre alors une contrepartie, dans cet exemple la «Fondation SEMAFO s’investit principalement dans le développement de programmes d’éducation et de santé et de projets générateurs de revenus».

Souvent critiqués, les pays occidentaux demeurent à quelques égards, une source de développement et de croissance économique. Il ne s’agissait pas ici d’excuser les actions écrasantes, mais de nuancer et démontrer que certaines interventions occidentales peuvent être des facteurs clés de succès pour encourager le développement local des PED.


[i] » Les IDE en Afrique, par destination »,  Perspectives économiques en Afrique, disponible en ligne à l’adresse suivante: http://www.africaneconomicoutlook.org/fr/outlook/external-financial-flows/direct-investment-flows/fdi-destinations-in-africa/ (dernière consultation le 6 mars 2012)

[ii] « La communication intégrée, un nouveau paradigme organisationnel »; document écrit par Alain van Cuyck, enseignant-chercheur, Université Jean-Moulin

[iii] « L’impact social de l’investissement étranger », Organisation de Coopérative et de Développement Économiques, disponible en ligne à l’adresse suivante: http://www.oecd.org/dataoecd/30/14/41069438.pdf (dernière consultation le 6 mars 2012)

[iv] « Croissance durable », SÉMAFO, disponible en ligne à l’adresses suivante: http://www.semafo.com/pdfdb/presentation/2fr.pdf (dernière consultation le 6 mars 2012)
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Une réflexion sur “L’occident contribue à l’évolution

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